La Chambre Noire du Poète

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Essai d'écriture sans effet poétique, ressentis,"automatisme"...

dimanche 4 janvier 2009

Essai




Le language se délie, l'ombre se promène avec moi
une femme est ravie derrière ses lunettes noires
mais sachez que je ne vit point ici avec vous seul
et vous à moi
ne reconnaissez plus rien, sautillez comme vous le faite
amusez vous du vent, un peu, puit amarrez vous au conflit du soir
de petites tasses de café m'attendent ce soir
quel goût délicat vient s'annoncer comme un cor à la forêt de mes papilles
Proust n'est pas très loin, lui et d'autre comme Holan, arrivent bientôt
je me déchausse quand je veux, même le language aussi je peux l'ôter
voyez comme vous êtes prêts à courir de pairs avec la honte et ignorant la beauté
voyez moi aussi je suis en fuite, avec vous, sous la houlette du temps passé
Le souffle que j'attend se pointer se désespère à l'orée de chaque guerre prononcée
Je vous aime pourtant et dans l'horreur aussi, ce n'est pas un vice
la réalité impérissable et insaisissable balaie tout les faux semblants de l'esprit si
l'on vient y poser un pieds calme et attentif
petit livres de poche bien plus lumineux qu'une lampe de poche
les mots éclaire la nuit d'esprit où dehors
je divague pour ne plus rien y penser
Tu ignore la beauté simple et radical et
cannibale du pavé baigné de lumière crue le Dimanche
prépare avec grand soin ce que tu veux crier
mais fait attention de ne pas perdre l'équilibre des mots
le sang, la beauté, l'herbe au printemps, le banc esseulé,
une gare de minuit, un chien Andalou,
quelque mots par là échangés, l'humeur du soir,
filtre à café éventré, livres pour l'âme,
tant de choses sont là et bien là
pour nous
jusqu'à nous
à jamais et seul
avec les singuliers objets
que tu rejette et moi aussi
au courant du sommeil
qui bientôt t'appelle.


Perrot.A

Quel beau mouvement sonore

L'Oiseau plume trempe son bec
dans l'encre de la nuit écrit son vol
dans le ciel abandonné des sommeils...

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Petit à petit Bref instant avant de peindre

Petit à petit
l'étrange trait
comme un ruisseau qui abonde
d'une chevelure solaire crache ses rayons
et partent à l'aventure sur papier blanc
son vide est plein de ces choses sans nom...

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Interview de Jean Rustin par Odile Cortinovis.

samedi 3 janvier 2009

Propos recueillis par Odile Cortinovis.

Le 10 avril 2007 à Bagnolet.

photos : O. Cortinovis

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Interview de Jean Rustin par Karoline.M ( Les Editions Hermaphrodite )

jeudi 1 janvier 2009

Entretien au pinceau
Jean Rustin, le dernier des mohicans

par Karoline M...


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Gouttes passives

mercredi 31 décembre 2008

Gouttes passives



Habillé d'une averse
j'arpente la librairie

une présence passe
avec la jeune fille elle-même
et sans mot dire
je l'effleure d'un sourire
et magnétique dans l'air
qu'on crée se disperse

la pluie que je porte en guenille
s'écoule lentement
dehors il vente sans bruit
porte fermée

alors je hurle avec les yeux
et disparaît avec les
feuilles des rues

le souvenir de cet
instant paraît
rejoindre
l'onde que
provoque
mes larmes.

Eaux bleues



Lune clandestine

monte toute seule

près de la nuit

si soudaine

dessinée avec

les étoiles

et les eaux dormantes

se drapent

de poissons

d'eau si fragile

que mes pieds

frôle

j'apprend à nager

dans un rêve

sans fond.

A.P